Autre temps, autres mœurs

Autre temps, autres mœurs

Gare à l’autocratie.


Il nous paraît si loin le temps où la bienveillance et l’écoute faisaient encore partie de l’ADN de nos élus. Le temps où une saine émulation et une exigence morale faisaient battre les cœurs des régions et de la fédération à l’unisson. Le temps où les présidents de région étaient associés aux comités directeurs fédéraux pour faire remonter les expériences de terrain. 

Le temps où les présidents de région n’étaient pas des « barons » comme dirait l’autre, mais simplement des élus prêts à décliner la politique fédérale, élaborée en bonne intelligence. Le temps où les présidents de région étaient entendus parce qu’ils étaient écoutés.

Le temps où les CTS étaient consultés et pesaient à bien des égards sur les orientations fédérales. Le temps où se profile la réduction des cadres techniques par étouffement, c’est-à-dire par non-remplacement de ceux qui partent. Certains sont déjà partis volontairement ces derniers mois. L’arrivée de M. Gares a brutalement accéléré le processus. Charge à la DTN de trouver aujourd’hui de nouvelles ressources humaines pour les missions fédérales… sans désarmer les régions.

Il est aussi loin le temps de la transparence et de la communication…

 Le temps où il était possible de poser des questions en comité directeur sans être suspecté de sédition et où il paraissait normal d’obtenir des réponses intelligibles.

Le temps où la gestion des ressources humaines faisait l’objet d’échanges et non d’un silence confinant à l’opacité.

Le temps où le calendrier fédéral était défini collégialement avec les principaux acteurs concernés en région et non imposé sans concertation.

Le temps où les membres du comité directeur fédéral avaient librement accès aux données financières afin de remplir leur devoir de gestion de la fédération.

Il paraît qu’il faut vivre avec son temps…

Un temps où les comités directeurs ne sont plus que des chambres d’enregistrement.

Un temps dans lequel un président de région ne peut plus prendre la plume pour exprimer une opinion alternative sans s’attirer les représailles fédérales.

Un temps où le président de région n’est plus respecté comme un élu doit l’être (engagé bénévolement au service des clubs) mais considéré comme un préfet, avec devoir de réserve, au service d’une fédération autocratique.

Un temps où une assemblée générale élective élit son conseil d’administration sans convoquer les électeurs (IFFE). Mais où est-il ce temps où le strict respect des statuts guidait notre politique fédérale ?

Un temps où la FFE ne serait plus une association mais une entreprise unipersonnelle à responsabilité illimitée de son président. Il faut obéir et se taire sous peine de commission de discipline pour crime de lèse-majesté.

En garde. Prêt ? Taisez-vous ! Voilà la vision qui nous est proposée.

Face à ce simulacre de démocratie, nous estimons que nous n’avons pas le droit de fermer les yeux car les conséquences de cette « vision » seront bientôt, au-delà des questions de principes, très regrettables.

- 25 mai 2021 - 837 Views