Directrice générale ou dirigeante de fait ?

Directrice générale ou dirigeante de fait ?

Nous félicitons Astrid Guyard pour son élection au conseil d’administration du Comité National Olympique Sportif Français (CNOSF), élue au titre de représentante des athlètes de haut niveau ainsi que Sylvie Le Maux, Directrice générale de la Fédération Française d’Escrime, élue membre du conseil d’administration. Nous leur souhaitons pleine réussite au sein de cette institution importante qui représente le mouvement sportif auprès des pouvoirs publics et qui conduit des actions d’intérêts communs au bénéfice des fédérations.

Pour autant, nous sommes étonnés du choix de candidature fait par le président de la Fédération de présenter la directrice générale, salariée de la Fédération. En effet, cette représentation de la FFE au sein du CNOSF doit pleinement intégrer la vision et la politique de la Fédération et cette mission est logiquement et naturellement portée par un(e) élu(e) de la Fédération, son président ou un élu du comité directeur. C’est d’ailleurs le cas pour la quasi-totalité des membres élus de ce nouveau conseil d’administration du CNOSF qui, pour les disciplines olympiques sont tous les présidents, secrétaires ou trésoriers des fédérations qu’ils représentent.

Si nous ne doutons pas de la capacité de la directrice générale à remplir cette mission, il reste très surprenant que le président ait mandaté une salariée parmi cette représentation d’élus fédéraux.

Si on ajoute à cette nouvelle délégation l’ensemble des délégations de pouvoirs que la directrice générale possède logiquement de la part du dirigeant de droit, le président de la FFE, pour administrer la Fédération, on serait en droit de considérer la directrice salariée comme dirigeante de fait de la fédération, détentrice des clefs politiques qui ne lui appartiennent pas.

- 21 juillet 2021 - 361 Views